mercredi 14 septembre 2016

“Nul n’est prophète en son pays” - mais il y a bien d’autres pays heureusement

Mon activité dans le dossier des gaz de schiste me permet de garder un bon contact avec la France. J’avais été invité en février 2012 à titre d’expert à un colloque à Paris. En octobre 2013 ce fut une invitation comme participant pour un débat scientifique à St-Cyr-sur-Morin. Lors de ce même voyage, j’ai aussi pu présenter au comité mixte Sénat/Assemblée Nationale (photo ci-dessous) un exposé de plus d’une heure sur les risques technologiques de la fracturation hydraulique.

En juin 2016, on m’a de nouveau invité pour un séminaire pour les élus du Sud-Ouest à Montpellier cette fois-ci. Finalement cette semaine, j’ai piloté une tournée de puits pour une délégation de quatre députés de la France en visite technique au Québec. À cette occasion, la délégation m’a remis la médaille de l’Assemblée Nationale, en raison de mon apport aux connaissances scientifiques au dossier. Je suis très heureux de cette reconnaissance de mon travail de recherche bénévole, lequel occupe passablement de mon temps depuis 2010.





















J'ai eu également des demandes de la part d'organismes en Suisse, en Pologne et en Algérie, ce qui a donné lieu à des échanges directs très intéressants par téléconférence. C'est sans compter en plus les milliers de visiteurs sur mon site WEB qui chaque semaine m'apporte la conviction de faire oeuvre utile, pour informer et soutenir des regroupements avides d'information de qualité sur le dossier très technique de la fracturation hydraulique.


C’est fort différent au Québec où le gouvernement s’est plutôt rangé depuis 2008 dans le camp des promoteurs de la fracturation hydraulique; il vient même de déposer un projet de loi (loi 106 sur les hydrocarbures) qui va permettre officiellement l’emploi de cette technique fort controversée. Mes mémoires, conférences et entrevues dans les médias ont à chaque occasion dénoncé ces orientations du gouvernement, tout comme les lacunes et les biais dans des rapports techniques produits par ses ministères et publiés par les diverses commissions d’études (BAPE, ÉES) qu’il a instaurées. Il semble bien que mes dénonciations publiques n’ont pas été appréciées dans les ministères concernés à Québec. 


Nul n’est prophète en son pays d’après le dicton populaire; c’est encore plus vrai quand cela dérange la tranquille concordance de points de vue entre les promoteurs et certains hauts fonctionnaires au gouvernement du Québec.

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