jeudi 1 octobre 2015

Une rencontre le 12 septembre 2015 à Drummondville

Note préliminaire ajoutée le 2 décembre 2015:
À la demande des maires, une deuxième rencontre a eu lieu le 1er décembre à Québec dans les bureaux du MDDELCC pour que cette fois-ci les experts qui appuient les maires aient l'opportunité de présenter leur critiques de certains articles du RPEP.  La rencontre n'a pas produit les effets escomptés de part et d'autre. Pour accéder à un bref compte-rendu,   Cliquez l'image ci-dessous:
La prise de Constantinople en 1453 marque la fin de 1000 ans d'empire que les dirigeants de l'époque n'ont pas vu venir. On raconte qu'au moment où l'empire tombait " ...les membres du concile se querellaient à propos du sexe des anges.  D'où l'expression de "querelles byzantines" pour désigner des discussions disproportionnées par rapport à la réalité du moment. L'avenir de l'humanité par rapport aux changements climatiques en cours constitue une question d'importante cruciale. Au MDDELCC, on plane bien haut au-dessus de la réalité du jour... À l'ÉES on s'active plutôt compter les longueurs de tuyaux requis pour relier 4155 puits qui vont siphonner Anticosti entre 2020 et 2095.

 _______________________________

Le 12 septembre des représentants des 270 municipalités dans 71 MRC et agglomérations, comprenant plus de 975 000 citoyens et citoyennes, ont organisé une rencontre à Drummondville avec des fonctionnaires du MDDELCC*. À l’origine, les maires voulaient assister à un échange de points de vue entre les concepteurs du Règlement sur le Prélèvement des Eaux et leur Protection (RPEP) et ceux qui soutiennent un point de vue critique de ce RPEP. Quatre des cinq membres du Comité Scientifique ad hoc sur la Protection de l'Eau** étaient présents comme conseillers scientifiques et juridiques indépendants pour assister les maires dans leur analyse de certaines dispositions du règlement.

Le règlement RPEP vise en principe la protection des prélèvements d'eau; or il comporte tout un chapitre qui définit de façon très contestable des normes pour accommoder les forages pétroliers et la fracturation hydraulique. C'est là un des points majeurs qui devait être traité en débat contradictoire. C'est aussi l'essentiel de la présentation que j'ai faite le 12 septembre à Drummondville.  J'ai accepté il y a plus de deux mois le principe de ma participation à cette discussion avec les experts du gouvernement. J'ai salué avec enthousiasme cette initiative des maires, qui devait me permettre, enfin, plus d'un an après l'entrée en vigueur du RPEP de confronter les dispositions sur la fracturation que le MDDELCC y a glissées.

Contrairement au plan initial, les fonctionnaires du gouvernement se sont refusés à toute forme de débat avec les experts des municipalités, refusant même notre participation à la période des questions. Dès la présentation d’introduction, les représentants du ministère ont indiqué de façon un peu paternaliste comprendre les craintes, inquiétudes exprimées par les citoyens et relayées par leurs maires, mais qu’ils venaient, eux, assurer ces maires que le RPEP reposait sur la science et que le but de leur participation était de dissiper ainsi ces craintes (sous-entendues non fondées, elles, sur la science).

Nous les experts indépendants avons fait nos présentations l’après-midi. Ma présentation qui traite des articles dont le sujet est la fracturation, peut être visionnée à ce lien : https://youtu.be/Rr-DdFslSlk. Aucun des experts du gouvernement n’a choisi d’accepter notre invitation d’y assister et de pouvoir ainsi confronter leur analyse avec la nôtre. Une belle occasion de discussion entre deux points de vues scientifiques a ainsi été refusée. Les maires ont souligné que cette situation était non seulement regrettable, mais également suspecte. Elle n’entrait absolument pas dans le cadre d’échanges et de respect de points de vue, pourtant annoncé ainsi par l’attaché du ministre en début de matinée. Cela renforçait les craintes des maires plutôt que de les atténuer.

L’exposé technique du RPEP a été fait le matin par l’ingénieur qui a été en charge de son élaboration. Son exposé a apporté certains détails qui nous éclairent sur ses analyses à la base du règlement. Il est dommage que l’interdiction de le questionner le matin et son absence l’après-midi ne nous ait pas permis de discuter avec lui de quelques points, ceux justement que je reprends dans les pages qui suivent.


1- Précisions apportées sur la distance séparatrice de 500m

Dans son exposé et en réponse à une question, l’ingénieur a clarifié la portée de la distance séparatrice de 500m. Cette distance horizontale ne s’applique qu’aux éléments de puits qui sont en surface. Dans la figure ci-dessous c’est le cercle de 500m de rayon autour de la (ou des) tête(s) de puits, visible en surface :


Figure 1   Une plateforme multipuits (en  animation 3D dans la vidéo) et les interprétations possibles de la distance séparatrice de 500m.

Or les puits ont des extensions sous terre qui peuvent couramment s’étendre sur 1,6 km ou deux km.   Ces extensions latérales peuvent donc, avec l'interprétation étroite des distances séparatrices que fait le gouvernement, se retrouver directement sous les habitations et sous les puits artésiens qui les alimentent (aussi illustré en coupe, fig. 2).

Dans la figure 1 nous présentons une plateforme de dix puits comme celle des scénarios proposés par le MERN. La projection en surface des parties souterraines donne un rectangle de 1,25km x 3,2km. En extensionnant cette superficie avec une bordure séparatrice de 500m, on obtiendrait un rectangle aux coins arrondis qui ferait 2,25km x 4,2 km. Cette interprétation dans l’application de  la notion de distance séparatrice de 500m résulterait en une étendue d’exclusion de 9,3km2. L’interprétation beaucoup plus restrictive, que l’ingénieur du MDDELCC a indiqué être celle avec laquelle il faut interpréter le RPEP, ne concerne qu’une étendue beaucoup plus petite, celle du cercle de 500m de rayon centrée sur les seules têtes de puits : environ 1km2 si on tient compte des divers éléments dans une plateforme multipuits.


Ces deux distances, 500m à l'horizontale pour ce qui est en surface et 600m verticalement pour la profondeur depuis la surface, ne protègent absolument pas les puits qui se retrouveraient dans le voisinage tout en respectant ces limites (510m et 610m dans l'exemple de la figure ci-dessous):


Figure 2   Vue en coupe des deux distances séparatrices: 500m horizontalement et 600m verticalement (figure extraite de la vidéo).

Les six puits domestiques présents sur cette coupe sont tous à risque; tous les six pourraient voir leur zone de captage (la crépine au bas du puits) directement menacée par la fracturation à quelques dizaines de mètres seulement. La présentation en vidéo de laquelle est tirée cette image, explique de plus que les nappes ne sont pas statiques; l'eau s'y écoule à des vitesses de quelques mètres à quelques dizaines de mètres/mois ou par année, selon les cas.


Il n'est même pas requis que la fracturation s'étende jusqu'aux nappes pour les menacer. La fracturation naturelle s'étend toujours plus loin que le bas des nappes. La fracturation artificielle a toutes les chances de rejoindre des fractures naturelles préexistantes et permettre ainsi à moyen terme une migration lente qui atteint les nappes. La présentation vidéo explique comment la distance verticale de 400m est ridiculement trop faible comme marge dans laquelle ls fracturation s'effectue. C'est une valeur qui compromet la sécurité des approvisionnements en eau, partout où cette norme serait éventuellement appliquée.


2- La valeur 200m retenue pour fixer le bas des nappes.

Dans son exposé, l’ingénieur a indiqué que cette valeur de 200m était en relation avec les données de profondeur de près de 170,000 puits d’eau dans la banque de données du gouvernement. Mesurer la position du bas des nappes à partir d’une analyse statistique de la profondeur des puits nous apparaît comporter une erreur méthodologique. Il serait de même peu scientifique de prétendre mesurer la profondeur d’un cours d’eau en analysant les dimensions verticales bateaux qui y circulent !

Figure 3   Circulation d'eau vers les crépines de puits domestiques.

La figure ci-dessus montre cinq puits actifs. Dans la pratique des puisatiers, on fore les puits jusqu’à une profondeur requise pour avoir un débit suffisant. C’est rarement au fond de la nappe que se situe la meilleure position pour installer la crépine au bas du forage. C'est au milieu de la couche aquifère que se situe très souvent la position qui donne le débit intéressant. Plus on descend vers le bas de la nappe, plus la perméabilité des fractures diminue.

D’autre part, Il n’est pas exclu non plus qu’un puisatier, qui veut vendre au mètre son travail, fore trop profond au-delà de la base de la nappe (fig. 3, tout à gauche). Bref, la longueur des puits ne mesure pas la nappe. On ne peut que tirer un estimé minimal, approximatif et très indirect. La véritable mesure du bas des nappes demanderait une autre approche plus scientifique, et serait aussi plus complexe. Il est plus rigoureux de dire qu’on n’a pas, ou très peu, de données scientifiques sur la limite qui marque la position inférieure des nappes.


3- Le RPEP un règlement le plus sévère et le plus contraignant pour l’exploitation d’hydrocarbures ?

Les auteurs du règlement nous ont fièrement affirmé avoir défini, avec la distance séparatrice horizontale de 500m et l’interdiction la fracturation entre la surface et la profondeur 600m, une réglementation la plus sévère dans le monde. C’est faux. L’Allemagne a une règle verticale qui est cinq fois plus élevée : fracturation interdite entre 0 et 3000m. De plus, il y a beaucoup de législations qui ont adopté par des lois ou des règlements l’interdiction totale de la fracturation: France, Écosse, Pays-de-Galles, Nouvelle-Écosse, Vermont, New-York, etc. L'interdiction complète constitue une législation ou une règle bien plus sévère que celle du Québec.

Les articles 40 à 46 incl. du RPEP ne sont pas du tout une réglementation sévère, mais semblent au contraire constituer une introduction, camouflée dans un règlement sur l'eau, de règles très laxistes adaptées sur mesure pour des besoins actuels et très ponctuels de l'industrie pétrolière dans des projets où le gouvernement associé à cette industrie, devient juge et parti: Analyse de la signification concrète pour Anticosti de la "norme" de 400m. Mais comme ces articles auront force de loi partout ailleurs au Québec, les ressources en eau, les nappes phréatiques plus particulièrement, risquent de faire les frais de ces règles très mal conçues.
_______________________________

* MDDELCC: Ministère du Développement durable, Environnement et Lutte contre les changements climatiques, du gouvernement du Québec
** Les membres du COMITÉ SCIENTIFIQUE AD HOC SUR LA PROTECTION DE L’EAU:
    M. Richard E. Langelier, juriste et sociologue
    Céline Marier, biologiste
    Chantal Savaria, ingénieure-géologue et spécialiste des contaminations par hydrocarbures
    Marc Brullemans, biophysicien
    Marc Durand, doct-ingénieur en géologie appliquée et géotechnique

mardi 1 septembre 2015

My september post - (translation by Ingrid Style)

It will soon be a year since I started this blog. I will therefore avail myself of this month's bulletin to summarize . I am pleasantly surprised by the website's traffic. As I write this, the count has reached 24,000 hits. In general, I address questions of fossil fuels, shale gas and oil, in the articles which are on line and which one may read directly. But these are, for the most part, written in French as I intended them for those interested in shale gas problems in the Francophonie.

Last December, my posting concerned itself with questions related to the three countries of the Maghreb: Algeria, Libya and Tunisia. The concerns surrounding hydraulic fracturing and its long term consequences are of a universal nature. I am happy to see that readers outside Canada have found my articles interesting. It is clear that this first article, written specifically on the subject of shale gas in the context shale gas in the context of the northern Sahara, struck a chord; it is in fact the most widely consulted of my dispatches. 

In July 2015, after my last post, I experimentally placed, at the top right of my page, a gadget which gives a computerized translation. This app permits a translation from the original French into several other languages. As the figure below shows, there are so many hits on my page now that it makes sense to translate into English. The United States has become the principal source of the website traffic.

The computer translation of technical texts is certainly a very complex thing. I am under no illusions about the quality of the document which appears in another language than that of the original text. For now, the goal of translation is essentially to attract the attention of people who are searching the web for information from an expert who is totally independent of the industry and equally independent of pressure groups. I present the technical facts in the simplest way possible, while attempting to make often very complex ideas, understandable. 

This overture to the English-speaking public is not a first, for I already created a site in 2012 where the principal articles I have written are available in English.

Nevertheless, I hope to hear from Anglophone readers who currently consult my pages. Do not hesitate to add comments letting me know of any difficulties in comprehension arising with this automated translation.

I will try, with the help of collaborators, to eventually provide more accurate translations of my documents if the demand is there for the English version. Meanwhile, I am delighted to see the increase in readership with its attendant wider knowledge of the documents I have posted there.




Despite the shortcomings of a computer generated translation, I am reasonably happy to see that about 80% of the text is reflected faithfully enough in translation. There is, no doubt, about 20% of the text which is not clear with this type of translation. But if three quarters of what I have written is readable, that is still a lot better than nothing at all. 


When I began writing these technical documents in French, there was hardly any objective resource available to explain the geologic and geotechnical ideas that apply to hydraulic fracturing and the extraction of shale gas. I have therefore written my articles specifically to fill a need for objective documentation on these questions - which have been hotly debated since 2010. 

However, the technical geologic problems associated with hydraulic fracturing and the extraction of fossil fuels from non-conventional strata are very often associated with questions of a universal nature. There are local specific differences in the Utica shale of Quebec and the shale of Macasty on Anticosti Island; both are abundantly addressed in my pages. But there are many elements which apply equally to other veins which are targeted for exploitation elsewhere in the world.

It seems, then, that there is a general interest in the issues that I have addressed in the course of the preceding months and I will continue to write a new text each month to deal in a scientific and objective way with the problems posed by the exploitation of shale gas and oil.

There was a need in the Francophone world for the dissemination of this kind of information, as the high volume of traffic on my website indicates. This value is increased with the use of the app permitting the translation of my pages. There is now a two-fold increase of interest in the United States.

To write sufficiently clear and objective technical texts, I obviously need technical facts from reliable sources. In Quebec, the government has created several commissions to collect the data and investigate the issue. I have carefully analyzed these files. In order to deal as rigorously with cases in countries other than Quebec, I obviously need the same type of facts. I have done this work for the northern Sahara. Eventually I could do the same for other North American deposits or elsewhere in the world, if I can find, or obtain, the elements to analyze. These elements of analysis are, for example, the measurements of the extent of fractures by microseismic monitoring.

This type of information is rarely published as the companies jealously guard this information. If the readers of these pages send me the relevant data of a particular deposit, I could eventually analyze them in an objective fashion and make this the subject of a later article

Billet de septembre 2015 - Un bilan de ce blogue après un an

Il y a bientôt un an que j'ai commencé ce blog. Je profite donc du billet de ce mois-ci pour faire un bilan. Je suis agréablement surpris du taux de fréquentation. Au moment où j'écris ce texte le décompte atteint 24000. Je traite en général des questions d'hydrocarbures, gaz et pétrole de schiste, dans des documents qui sont mis en ligne et que vous pouvez lire directement. Mes documents sont écrits en français pour la plupart; je les destine aux personnes intéressées par les problèmes des gaz de schiste dans les pays de la francophonie.

En décembre dernier, mon billet traitait plus spécifiquement des questions reliées aux trois pays du Maghreb: Algérie, Libye et Tunisie. Les questions reliées à la fracturation hydraulique et à ses conséquences à long terme revêtent un caractère universel. Je suis heureux de voir que des lecteurs ailleurs qu'au Canada ont trouvé mes documents intéressants. J'ai pu constater que ce premier document écrit spécifiquement pour des questions reliées au gaz de schiste dans le contexte du Sahara septentrional a trouvé un large écho; c'est en effet sur mes pages le texte qui a reçu le plus de consultations.

En juillet 2015, j'ai placé à titre expérimental en haut à droite de ma page un gadget qui permet une traduction informatisée. Cette application permet la traduction du français vers une foule d'autres langues. Mais c'est bien sûr vers l'anglais qu'il y a eu le plus de fréquentation. Comme le montre la figure ci-dessous il y a énormément de consultations de ma page le mois dernier maintenant qu'il est possible de la traduire vers l'anglais.  Les États-Unis sont devenus le principal pays d'où proviennent les consultations de mes pages.



La traduction par ordinateur de textes techniques est certainement une chose fort complexe. Je ne me fais pas d'illusions quant à la qualité du document qui apparaît alors dans une autre langue que celle du texte traduit. Pour l'instant le but que vise cette possibilité de traduction est essentiellement d'attirer l'attention des personnes qui cherchent sur le Web des documents écrits par un expert totalement indépendant de l'industrie et également indépendant des groupes de pression. J'expose des données techniques le plus simplement possible, en tentant de vulgariser des notions souvent fort complexes.

C'est ouverture vers le public de langue anglaise n'est pas une première, car j'ai déjà créé en 2012 un site où les principaux documents que j'ai écrit sont disponibles dans une version anglaise.

Je souhaite néanmoins connaître l'opinion des lecteurs anglophones qui actuellement consultent mes pages. N'hésitez pas d'ajouter des commentaires pour m'informer des difficultés de compréhension que cette traduction automatisée peut présenter à la lecture. Je tenterai éventuellement avec l'aide de collaborateurs de fournir des traductions plus rigoureuses de mes documents si la demande pour des versions anglaises se manifeste. En attendant je suis très heureux de voir que les lecteurs affluent et qu'on pourra prendre connaissance en plus grand nombre des divers documents que j'ai mis sur ces pages.

Malgré les lacunes d'une traduction faite par ordinateur, je serais assez content de voir par exemple que 80 % du texte est reflété assez fidèlement dans la traduction. Il y a sans doute une portion de 20 % du document traduit qui pourra paraitre assez peu claire, étant donné les lacunes de ce type de traduction. Si les trois quarts de mon texte devient lisible, c'est néanmoins beaucoup mieux que rien du tout.

Quand j'ai commencé à écrire ces documents techniques en français, il n'y avait à peu près rien, aucune ressource objective disponible pour expliquer des notions géologiques et géotechniques relatives à la fracturation hydraulique et à l'extraction du gaz de schiste. J'ai donc écrit mes documents spécifiquement pour combler un besoin de documentation objective dans ces questions qui sont débattues fortement au Québec depuis 2010.

Cependant les problèmes techniques géologiques liés à la fracturation hydraulique et à l'extraction des hydrocarbures des gisements non conventionnels sont très souvent des questions qui ont un caractère universel. Il y a des spécificités locales dans le shale de l'Utica du Québec et dans le shale Macasty à Anticosti; elles sont abondamment traitées dans mes pages. Mais il y a beaucoup d'éléments qui s'appliquent également aux autres gisements dont on envisage l'exploitation ailleurs dans le monde.

Il semble donc qu'il il y a un intérêt généralisé pour les questions que j'ai traitées au cours des mois précédents. Je continuerai à rédiger chaque mois un nouveau texte pour traiter de façon scientifique et de façon objective les problèmes posés par l'exploitation des pétrole et gaz de schiste.

Il y avait un besoin dans le monde francophone de diffuser ce type d'information, comme le montre le taux élevé de fréquentation de mes pages.  En à peine 12 mois elle atteint la valeur de 24000, ça signifie 2000 par mois. Cette valeur est en hausse depuis qu'une application permet de faire la traduction de mes pages. Il y a maintenant un intérêt certain deux fois plus important du côté des États-Unis.

Pour rédiger des textes techniques suffisamment clairs et objectifs, j'ai besoin évidemment de données techniques provenant de sources fiables. Au Québec, le gouvernement a créé diverses commissions pour collecter  les données, enquêter, les publier. J'ai analysé soigneusement ces contenus. Pour pouvoir traiter avec la même rigueur des cas dans les pays autres que le Québec, il me faut évidemment ce même type de données. J'ai fait ce travail pour le Sahara septentrional. Je pourrais le faire éventuellement pour d'autres gisements en Amérique du Nord, ou ailleurs dans le monde, en autant que je puisse trouver, ou qu'on puisse me fournir, des éléments d'analyse. Ces éléments d'analyse sont par exemple les mesures de l'extension de la fracturation par le monitoring microsismique.

Ce type de données est rarement publié, les compagnies gardant jalousement ces informations pour elles-mêmes. Si des lecteurs de ces pages m'envoient des données relatives à un gisement particulier, je pourrais éventuellement les analyser de façon objective et en faire le sujet d'un prochain document.